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Revue de la Recherche Scientifique sur le thé matcha

Bienvenue sur notre sélection d’articles et de dossiers pertinents concernant la recherche scientifique et médicale sur le thé (thé vert, thé noir, thé blanc) et plus particulièrement le thé vert « matcha » (en japonais, « 抹茶 », prononcé phonétiquement [mat.tɕa]) — qui est d’une manière simplifiée, de la poudre de thé vert moulu. 

Notez que cette sélection – organisée par thème et chronologie des publications des études scientifiques sur le matcha – est mise à jour continuellement avec des articles sélectionnés par l’équipe Kumiko Matcha. De la sorte, nous vous invitons à ajouter cette page dans vos favoris ou à venir la consulter régulièrement pour vous tenir informé des dernières recherches scientifiques sur le matcha.

Enfin, il est important de souligner que l’intégralité des sources citées dans ce dossier – état des lieux sur la recherche scientifique sur le matcha– provient de publications académiques, d’études cliniques, et de recherches scientifiques internationales, parmi de nombreuses publications réputées telles que : The New England Journal of Medicine (NEJM), PLoS MedicineThe American Journal of Clinical NutritionJournal of the American Medical Association (JAMA), NatureThe LancetBritish Medical Journal (BMJ), etc.


Avertissement : l’équipe éditoriale de Kumiko Matcha délivre dans ce dossier des informations gratuites basées uniquement sur des études de qualité dans leur méthodologie (critère de jugement principal, biais de prévarication, etc.). De plus, ces informations peuvent subir des modifications au fil du temps selon les avancées de la recherche. Par conséquent, Kumiko Matcha n’est pas responsable des contenus et liens hypertextes des sources, de leur modification et leur conclusion, et n’a aucun lien économique ou professionnel avec les auteurs des recherches.


Sommaire

I. Le matcha est considéré comme un super-aliment

La popularité mondiale du matcha japonais est montée en flèche ces dernières années, principalement comme super-aliment (« alicament ») et comme composant de certains compléments alimentaires.

II. Revue de presse sur la recherche scientifique

Des études sur le matcha et ses composants ont mis au jour une grande variété d’avantages, montrant qu’il peut aider à protéger le foie, à favoriser la santé cardiaque et même à aider à perdre du poids dans le cadre d’un régime alimentaire sain et équilibré.

III. Les bienfaits du matcha prouvés par la science

Boisson ancestrale, le thé vert matcha provient de la même plante que le thé vert classiquement consommé, mais il est fabriqué avec un processus spécifique et précis à partir de la feuille entière qui fait l’objet de plus en plus de recherches.

IV. Résumé de ce que dit la science sur le matcha

Découvrez les principaux bienfaits du matcha sur le bien-être et comme aliment fonctionnel pour aider à améliorer la santé générale, au travers de plusieurs études scientifiques.

V. Matcha et régime alimentaire

Le thé vert est un « brûleur de graisses » : il augmente la combustion des graisses et favorise la perte de poids. Ceci fait du matcha un aliment fonctionnel intéressant dans le cadre d’un régime alimentaire sain et équilibré, et dans la gestion du poids.

  • Le thé vert augmente la combustion des graisses et la perte de poids.

VI. Matcha et bien-être

Les avancées de l’imagerie médicale démontrent que le thé vert a des effets sur le cerveau et aide à améliorer la mémoire et la capacité de concentration. Il est aussi reconnu qu’il aide à maintenir un haut niveau de vigilance et peut agir contre les dégâts causés par le stress oxydatif chez certains sujets.

  • Le thé vert a des effets sur le cerveau et aide à améliorer la mémoire.
  • Le thé vert participe à une bonne hygiène buccale.
  • Le thé vert aide à maintenir un haut niveau de vigilance.
  • L’importance de la condition de conservation du thé vert matcha.
  • Le thé vert agit contre les dégâts causés par le stress oxydatif.
  • Le thé vert aide à réduire l’inflammation causée par les UV.

VII. Matcha et recherche médicale

Les sciences modernes permettent de mieux saisir les avantages du matcha sur la santé. Certaines études révèlent d’ailleurs que le thé vert aide à lutter contre les maladies neurodégénératives, à améliorer la santé mentale, et participe aussi à la prévention de certaines pathologies et affections de longue durée.

  • Le thé vert aide à lutter contre les maladies neurodégénératives.
  • Le thé vert participe à la prévention de certaines pathologies et affections.
  • Le thé vert matcha aide à prévenir le diabète de type 2.
  • La poudre de thé vert matcha affecte l’oxydation du substrat.
  • Consommation de thé vert et risque de cancer colorectal au Japon.
  • La consommation de thé vert peut réduire le risque de crises cardiaques.
  • Le thé vert aide à prévenir le glaucome et la santé oculaire.
  • L’EGCG du thé vert comme traitement d’appoint dans le VIH-1.
Champs de thé (Camellia sinensis) avant une récolte.

Le matcha est considéré comme un super-aliment

La popularité mondiale du matcha japonais est montée en flèche ces dernières années, principalement comme super aliment (appelé aussi « alicament » ou « aliment fonctionnel ») et comme composant de certains compléments alimentaires (supplémentation). 

Loin de son image originelle associée à la cérémonie du thé de l’archipel japonais, il est maintenant présent dans de nombreuses recettes de cuisine (matcha latteshake, glace au matcha, etc.), et disponible dans plusieurs commerces d’alimentation bio et naturelle, des restaurants, des pâtisseries-glaciers, des salons de thé ou des bars-cafés.

Très photogénique, de couleur intense, avec un vert électrique, jusqu’à influencer la mode ou le design (tendance décoparfumerie, etc.), le thé vert matcha est aussi un aliment populaire sur les réseaux sociaux, en particulier Instagram. Cet engouement traverse les générations et les cultures en s’adaptant à différents modes de consommation. En effet, le consommateur type de thé matcha n’existe pas réellement, même si ce super-aliment représente un certain coût d’achat et cible en particulier des personnes avec un mode de vie orienté vers le bien-être.

Comme le thé vert classique, la poudre de thé vert matcha provient de la plante Camellia sinensis, mais il est cultivé différemment et possède un profil nutritionnel unique et reconnu pour participer à un meilleur équilibre et un bien-être général. Ainsi, les producteurs de thé japonais cultivent les théiers qui servent à la production du matcha en couvrant leurs plants de Camellia sinensis 20 à 30 jours en moyenne avant la récolte pour éviter la lumière directe du soleil.

Cette opération cruciale dans la production du thé vert matcha augmente la production de chlorophylle, donne à la plante une teinte verte plus foncée, et accroît la teneur de plusieurs composants dont les acides aminés (L-Théanine, acide glutamique, éthylmide, etc.).

Fabrication traditionnelle du matcha japonais.

Une fois les feuilles de thé vert récoltées, les tiges et les veines sont enlevées et les feuilles sont broyées (très lentement afin d’éviter d’oxyder les précieux composants organiques) en une poudre fine grâce à un mortier en pierre – un ishiusu (« 石臼 ») .

Ces techniques ancestrales de production du matcha confèrent à ce type de thé un pouvoir antioxydant démultiplié, que plusieurs études révèlent régulièrement. 

Par conséquent, la poudre de matcha contient les nutriments de la feuille de thé entière, ce qui se traduit par une plus grande quantité de caféine (appelée aussi « théine »« 1,3,7-triméthylxanthine »« méthylthéobromine »), et d’antioxydants que celle que l’on trouve généralement dans le thé vert, le thé noir ou le thé blanc.

Revue de presse sur la recherche scientifique, médicale et nutritionnelle du thé vert matcha

EGCG, L-Théanine,… : le thé vert matcha regorge de composants bénéfiques pour la santé et le bien-être

Des études sur le matcha et ses composants ont mis au jour une grande variété d’avantages, montrant qu’il peut aider à protéger le foie, à favoriser la santé cardiaque et même à aider à perdre du poids dans le cadre d’un régime alimentaire sain et équilibré. 

Cette revue de presse a donc pour objet principal de dresser la liste des études les plus pertinentes sur les bienfaits du thé vert matcha pour la santé, tous basés sur la science.

Soulignons que beaucoup d’articles sont publiés initialement en anglais (langue de référence pour la recherche internationale), mais il est possible de trouver des résumés de ces articles écrits en Français afin de vous aider à mieux saisir les résultats des différentes études.

De la sorte, Kumiko Matcha propose des contenus informatifs et des sources fiables qui n’ont pas vocation à remplacer la relation entre un professionnel de la santé et son patient, mais à améliorer la compréhension des résultats d’études.

Feuilles de théiers.

Enfin, l’équipe éditoriale du site Internet de Kumiko Matcha a des directives d’approvisionnement strictes et s’appuie sur des études évaluées par des pairs, des instituts de recherche universitaires, des associations médicales, des revues scientifiques et des experts.

Aussi, nous mettons un point d’orgue sur cette démarche en faisant analyser régulièrement les différents matcha que nous vendons sur notre boutique. En plus de respecter les réglementations en vigueur, sur l’hygiène des aliments et des denrées alimentaires importées, Kumiko Matcha est un opérateur certifié ‘biologique’ conformément à la réglementation BIO de l’UE par l‘organisme certificateur FR-BIO-10, certificat CER-OPT114307-C199816.

Kumiko Matcha ne fournit pas de conseils médicaux, et l’intégralité des renseignements (textes, liens, images) accessibles sur le site ne peuvent, d’aucune manière que ce soit, répondre à des questions médicales spécifiques. Les contenus (allégations nutrition et allégations santé) sont exclusivement destinés à des fins informatives, et ne remplacent pas les conseils, diagnostics ou traitements médicaux délivrés par un professionnel de la santé. Pour toutes questions concernant votre santé, parlez directement à votre médecin traitant ou votre pharmacien.

Les bienfaits du matcha prouvés par la science

Le thé vert matcha provient de la même plante que le thé vert classiquement consommé, mais il est fabriqué avec un processus spécifique et précis à partir de la feuille entière. 

De ce fait, la poudre de thé vert matcha contient une quantité beaucoup plus concentrée d’antioxydants et de composés végétaux bénéfiques pour la santé humaine que n’importe quel thé confondu (thé vert, thé noir, thé blanc).

Des études ont révélé une variété d’avantages pour la santé associés au matcha et à ses composants, allant de l’amélioration de la concentration, de la perte de poids à la diminution du risque de maladie cardiaque.

Également, le thé matcha est une boisson simple à préparer, qui peut s’intégrer facilement dans un régime alimentaire équilibré chez les jeunes adultes et adultes en bonne santé (sauf contre-indication).

Résumé de ce que dit la science sur le matcha

  • Le matcha contient une quantité concentrée d’antioxydants, ce qui peut réduire les dommages cellulaires et prévenir les maladies chroniques.
  • Certaines études ont montré que le matcha pouvait prévenir les lésions hépatiques et réduire le risque de maladie hépatique. Cependant, des études supplémentaires sont nécessaires pour examiner les effets sur les humains dans la population générale.
  • Il a été démontré que le matcha améliore l’attention, la mémoire et le temps de réaction. Il contient également de la caféine et de la L-théanine (théanine), qui peuvent améliorer plusieurs aspects des fonctions cérébrales.
  • Des études sur des éprouvettes et des animaux ont montré que les composés du matcha peuvent inhiber la croissance des cellules cancéreuses.
  • Des études montrent que le thé vert et la poudre de matcha peuvent réduire plusieurs facteurs de risque de maladie cardiaque.
  • Certaines études montrent que l’extrait de thé vert aide à augmenter le métabolisme et la combustion des graisses, qui peuvent tous deux favoriser la perte de poids.

Nota bene : Il est important de noter qu’il existe de nombreuses façons de préparer le thé vert matcha, ce qui permet d’incorporer cette poudre de thé vert dans une gamme de recettes différentes et gustativement intéressantes. Cependant, selon les méthodes de préparation (température de l’eau, hygiène, etc.) et les ingrédients utilisés (sucres, lait, etc.), les bienfaits du matcha peuvent grandement varier, voire être altérés.

Matcha et régime alimentaire

Le thé vert augmente la combustion des graisses et favorise la perte de poids

  • Décembre 1999 – Abdul G Dulloo, Claudette Duret, Dorothée Rohrer, Lucien Girardier, Nouri Mensi, Marc Fathi, Philippe Chantre, Jacques Vandermander, Efficacy of a green tea extract rich in catechin polyphenols and caffeine in increasing 24-h energy expenditure and fat oxidation in humans, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 70, Issue 6, December 1999, Pages 1040–1045, https://doi.org/10.1093/ajcn/70.6.1040.

Cette étude clinique a testé l’hypothèse que les polyphénols de type catéchine contenus dans un extrait de thé vert augmentent la dépense en énergie et l’oxydation des graisses dans une période de 24 heures. Leur conclusion montre que le thé vert a des propriétés thermogéniques et la capacité à brûler plus de graisses qu’un placebo, et que ces propriétés sont directement dues à la catéchine contenue dans le thé vert. The American Journal of Clinical Nutrition a récemment publié un communiqué sur lors de l’International Tea & Human Health Symposium qui montre que le thé favorise la perte de poids, améliore la santé du cœur, et ralenti la progression du cancer de la prostate. 
Contexte : L’intérêt actuel pour le rôle des aliments fonctionnels dans le contrôle du poids s’est concentré sur les ingrédients végétaux capables d’interférer avec le système sympatho-surrénalien. 
Objectif : Nous avons étudié si un extrait de thé vert, en raison de sa teneur élevée en caféine et en polyphénols de catéchine, pouvait augmenter la dépense énergétique (EE) sur 24 h et l’oxydation des graisses chez l’homme. 
Conception : L’EE sur 24 heures, le quotient respiratoire (QR) et l’excrétion urinaire d’azote et de catécholamines ont été mesurés dans une chambre respiratoire chez 10 hommes en bonne santé. À 3 reprises, les sujets ont été répartis au hasard parmi 3 traitements: extrait de thé vert (50 mg de caféine et 90 mg de gallate d’épigallocatéchine), caféine (50 mg) et placebo, qu’ils ont ingéré au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner. 
Résultats : Par rapport au placebo, le traitement avec l’extrait de thé vert a entraîné une augmentation significative de l’EE sur 24 h (4%; P <0,01) et une diminution significative du QR sur 24 h (de 0,88 à 0,85; P <0,001) sans tout changement d’azote urinaire. L’excrétion urinaire de noradrénaline sur 24 heures était plus élevée pendant le traitement avec l’extrait de thé vert qu’avec le placebo (40%, P <0,05). Le traitement par la caféine en quantités équivalentes à celles trouvées dans l’extrait de thé vert n’a eu aucun effet sur l’EE et le RQ ni sur l’azote urinaire ou les catécholamines. 
Conclusions : Le thé vert a des propriétés thermogéniques et favorise l’oxydation des graisses au-delà de celle expliquée par sa teneur en caféine en soi. L’extrait de thé vert peut jouer un rôle dans le contrôle de la composition corporelle via l’activation sympathique de la thermogenèse, l’oxydation des graisses ou les deux.

  • Octobre 2007 – Auvichayapat P, Prapochanung M, Tunkamnerdthai O, Sripanidkulchai BO, Auvichayapat N, Thinkhamrop B, Kunhasura S, Wongpratoom S, Sinawat S, Hongprapas P. Effectiveness of green tea on weight reduction in obese Thais: A randomized, controlled trial. Physiol Behav. 2008 Feb 27;93(3):486-91. doi: 10.1016/j.physbeh.2007.10.009. Epub 2007 Oct 18. PMID: 18006026.

60 Thaïlandais obèses ont participé à cette étude pour explorer les effets du thé vert sur la perte de poids. Cette étude a été entreprise pour étudier les effets du thé vert sur la réduction de poids chez les Thaïlandais obèses. Un essai contrôlé randomisé portant sur 60 sujets obèses (indice de masse corporelle, IMC> 25 kg / m2) a été mené. Tous les sujets ont consommé un régime thaïlandais contenant 3 repas (8373,6 kJ / jour) pendant 12 semaines, préparé par l’unité nutritionnelle de l’hôpital de Srinagarind. Le régime contenait 65% de glucides, 15% de protéines et 20% de matières grasses. Le poids corporel, l’IMC (indice de masse corporelle), la composition corporelle, la dépense énergétique au repos et l’oxydation du substrat ont été mesurés au départ et pendant les semaines 4, 8 et 12 de l’étude. Les taux sériques de leptine et de VMA urinaire (acide vanillylmandélique) ont été mesurés au départ et au cours de la 12e semaine. Les différences dans le temps et entre les traitements (thé vert ou placebo) au fil du temps ont été déterminées en utilisant une ANOVA à deux facteurs avec des mesures répétées. En comparant les deux groupes, les différences de perte de poids étaient de 2,70, 5,10 et 3,3 kg au cours des 4e, 8e et 12e semaines de l’étude, respectivement. Aux 8e et 12e semaines de l’étude, la perte de poids corporel était significativement différente (P <0,05). À la 8e semaine, la différence dans la dépense énergétique au repos était de 183,38 kJ / jour (P <0,001), la différence dans le quotient respiratoire était de 0,02 (P <0,05), et aucune différence significative n’existait dans le score de satiété, l’apport alimentaire ou physique. activité. La VMA urinaire était significativement différente à la 12e semaine de l’étude (P <0,05). « Nous concluons que le thé vert peut réduire le poids corporel chez les sujets thaïlandais obèses en augmentant la dépense énergétique et l’oxydation des graisses« .

  • Juillet 2009 – Hursel R, Viechtbauer W, Westerterp-Plantenga MS. The effects of green tea on weight loss and weight maintenance: a meta-analysis. Int J Obes (Lond). 2009 Sep;33(9):956-61. doi: 10.1038/ijo.2009.135. Epub 2009 Jul 14. PMID: 19597519.

Introduction : Différents résultats de l’effet du thé vert sur la perte de poids (WL) et le maintien du poids (MW) ont été rapportés dans des études avec des sujets différant par l’appartenance ethnique et la consommation habituelle de caféine. 
Objectif : Élucider par méta-analyse si le thé vert a effectivement une fonction dans la régulation du poids corporel. 
Méthodes : Des études en anglais sur la MW et la MW après une supplémentation en thé vert ont été identifiées par PubMed et basées sur les références des articles récupérés. Sur les 49 études initialement identifiées, un total de 11 articles répondaient aux critères d’inclusion et fournissaient des informations utiles pour la méta-analyse. Les tailles d’effet (changement de poids moyen dans le traitement par rapport au groupe témoin) ont été calculées et agrégées sur la base d’un modèle à effets aléatoires. L’influence de plusieurs modérateurs sur les tailles d’effet a été examinée. 
Résultats : Les catéchines ont significativement diminué le poids corporel et maintenu significativement le poids corporel après une période de WL (microcirc = -1,31 kg; P <0,001). L’inhibition de cet effet par un apport habituel élevé en caféine (> 300 mg par jour) n’a pas atteint la signification (microcirc = -0,27 kg pour une consommation élevée et microcirc = -1,60 kg pour une faible consommation habituelle de caféine; P = 0,09). En outre, l’effet apparemment plus faible des catéchines chez les sujets caucasiens (microcirc = -0,82 kg) par rapport aux asiatiques (microcirc = -1,51 kg; p = 0,37) n’a pas atteint la signification. L’interaction de l’origine ethnique et de la consommation de caféine était un modérateur significatif (p = 0,04). 
Conclusions : Les catéchines ou un mélange de gallate d’épigallocatéchine (EGCG) -caféine ont un léger effet positif sur la MW et la MW. Les résultats suggèrent que la consommation habituelle de caféine et l’appartenance ethnique peuvent être des modérateurs, car ils peuvent influencer l’effet des catéchines.

  • Janvier 2012 – Ying Zhang, Yingjie Yu, Xu Li, Shinichi Meguro, Satoshi Hayashi, Mitsuhiro Katashima, Takeshi Yasumasu, Jingzhong Wang, Keji Li. Effects of catechin-enriched green tea beverage on visceral fat loss in adults with a high proportion of visceral fat: A double-blind, placebo-controlled, randomized trial. Journal of Functional Foods, Volume 4, Issue 1, 2012, Pages 315-322, ISSN 1756-4646, https://doi.org/10.1016/j.jff.2011.12.010. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1756464611001162)

118 Chinois obèses ont participé à cette étude qui a comparé les résultats de la consommation quotidienne d’une boisson au thé vert enrichie en catéchine et une boisson « contrôle ». Après 12 semaines les résultats ont montrés que le groupe testé avec la catéchine a perdu plus de graisse viscéraleet particulièrement dans la région abdominale. Les effets du thé vert enrichi en catéchine sur les adultes chinois présentant une forte proportion de graisse viscérale abdominale ont été évalués. Les sujets (118) ont été assignés au hasard pour consommer quotidiennement une boisson contenant 609,3 mg de catéchines et 68,7 mg de caféine ou une boisson témoin pendant 12 semaines. La zone de graisse abdominale, le poids corporel et la composition ont été mesurés à la semaine 0, à la semaine 8 et à la semaine 12. Cent quatre sujets ont terminé l’essai. La surface de graisse viscérale moyenne, le poids corporel et la graisse corporelle ont été réduits de manière significative par le traitement au thé vert enrichi en catéchine, mais ces effets n’ont pas été observés dans le groupe témoin avec l’analyse des ensembles per protocole. La diminution à la semaine 12 de la zone de graisse viscérale dans le groupe catéchine était supérieure à celle du groupe témoin (P = 0,04). Ainsi, la consommation de la boisson de thé vert enrichie en catéchine pendant 12 semaines a induit une perte de graisse viscérale chez les adultes chinois avec une forte proportion de graisse viscérale abdominale

Matcha et bien-être

Le thé vert a des effets sur le cerveau et aide à améliorer la mémoire et la capacité de concentration

  • Août 2008 – Owen GN, Parnell H, De Bruin EA, Rycroft JA. The combined effects of L-theanine and caffeine on cognitive performance and mood. Nutr Neurosci. 2008 Aug;11(4):193-8. doi: 10.1179/147683008X301513. PMID: 18681988.

Les effets combinés de la L-Théanince et de la caféine montrent uneamélioration de l’humeur et de la capacité de concentration significative comparés à un placebo. Le but de cette étude était de comparer 50 mg de caféine, avec et sans 100 mg de L-théanine, sur la cognition et l’humeur chez des volontaires sains. Les effets de ces traitements sur la reconnaissance de mots, le traitement rapide de l’information visuelle, le seuil critique de fusion du scintillement, le changement d’attention et l’humeur ont été comparés à un placebo chez 27 participants. La performance a été mesurée au départ et à nouveau 60 min et 90 min après chaque traitement (séparés par un lavage de 7 jours). La caféine a amélioré la vigilance subjective à 60 min et la précision de la tâche de changement d’attention à 90 min. La combinaison L-théanine et caféine a amélioré à la fois la vitesse et la précision des performances de la tâche de commutation d’attention à 60 min, et réduit la sensibilité aux informations distrayantes dans la tâche de mémoire à 60 min et 90 min. Ces résultats reproduisent des preuves antérieures qui suggèrent que la L-théanine et la caféine en combinaison sont bénéfiques pour améliorer les performances sur des tâches cognitivement exigeantes.

  • Août 2013 – Zhang Q, Yang H, Wang J, et al. Effect of green tea on reward learning in healthy individuals: a randomized, double-blind, placebo-controlled pilot study. Nutr J. 2013;12(1):84. doi: 10.1186/1475-2891-12-84.

Le thé vert (Camelia sinensis) est l’une des boissons les plus populaires dans le monde oriental et occidental. De plus en plus de preuves indiquent que les extraits de thé vert ainsi que leur composant principal, le polyphénol épigallocatéchine gallate (EGCG), ont de multiples avantages pour la santé, tels que les effets anti-stress, anticancéreux et antioxydants. En particulier, une enquête récente a révélé qu’une consommation plus élevée de thé vert entraînait une plus faible prévalence des symptômes dépressifs chez les personnes âgées japonaises. De plus, une étude préclinique a démontré que le thé vert exerçait des effets de type antidépresseur. Ces résultats suggèrent qu’il pourrait y avoir un lien entre la consommation de thé vert et les symptômes dépressifs. Cependant, le mécanisme sous-jacent intervenant dans le traitement du thé vert pour la dépression en clinique est mal étudié. Pour alimenter la littérature scientifique sur ce sujet, une récente étude révèle les effet du thé vert sur l’apprentissage des récompenses chez les individus en bonne santé (une étude pilote randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo). L’apprentissage par récompense est un type d’apprentissage par renforcement – un processus par lequel les organismes acquièrent des informations sur les stimuli, les actions et les contextes qui prédisent des résultats positifs. 
Contexte : Des études cliniques et précliniques ont révélé que la consommation régulière de thé vert réduisait la prévalence des symptômes dépressifs et produisait des effets de type antidépresseur chez les rongeurs. Les preuves suggèrent que l’apprentissage perturbé des récompenses a été associé au développement de l’anhédonie, un symptôme central de la dépression. Cependant, la relation entre le thé vert et l’apprentissage des récompenses est mal étudiée. « Notre objectif était de tester si le traitement chronique au thé vert chez des sujets sains affecte le processus d’apprentissage des récompenses et régule par la suite les symptômes dépressifs. » 
Méthodes : Soixante-quatorze sujets en bonne santé ont participé à une étude randomisée en double aveugle contrôlée contre placebo avec administration orale de thé vert ou d’un placebo pendant 5 semaines. « Nous avons utilisé la tâche de retard d’incitation monétaire pour évaluer l’apprentissage des récompenses en mesurant la réponse à l’essai de récompense ou à l’essai sans récompenseNous avons comparé le temps de réaction de la réactivité aux récompenses entre le thé vert et le traitement placebo. En outre, nous avons sélectionné l’échelle d’évaluation de la dépression de Montgomery-Asberg (MADRS) et l’échelle d’évaluation de la dépression de Hamilton à 17 éléments (HRSD-17) pour estimer les symptômes dépressifs dans ces deux groupes« .
Résultats : Les résultats ont montré que le traitement chronique du thé vert augmentait l’apprentissage des récompenses par rapport au placebo en diminuant le temps de réaction dans la tâche de retard d’incitation monétaire. De plus, les participants traités avec du thé vert ont montré des scores réduits mesurés dans MADRS et HRSD-17 par rapport aux participants traités avec un placebo. 
Conclusions : « Nos résultats révèlent que le thé vert chronique augmentait l’apprentissage des récompenses et prévenait les symptômes dépressifs. Ces résultats ont également soulevé la possibilité qu’une administration supplémentaire de thé vert puisse inverser le développement de la dépression grâce à la normalisation de la fonction de récompense« .

  • Décembre 2013 – Juszkiewicz A, Glapa A, Basta P, et al. The effect of L-theanine supplementation on the immune system of athletes exposed to strenuous physical exercise. J Int Soc Sports Nutr. 2019;16(1):7. Published 2019 Feb 15. doi:10.1186/s12970-019-0274-y

Une étude clinique montre que la L-Théanine booste le système immunitaire et stimule la production des ondes alpha dans le cerveau qui sont responsables d’un état de relaxation profonde et de clarté mentale. Voici un extrait qui explique les différents types d’ondes produites par le cerveau. 
Contexte : Le but de cette étude était d’analyser la réponse de certains composants du système immunitaire chez les rameurs à un exercice physique maximal, et de vérifier si cette réponse pouvait être modulée par une supplémentation en L-théanine. 
Méthode : L’étude en double aveugle comprenait 20 membres de l’équipe polonaise d’aviron. Les sujets ont été répartis au hasard dans le groupe supplémenté (n = 10), recevant 150 mg d’extrait de L-théanine pendant 6 semaines, ou dans le groupe placebo (n = 10). Les participants ont réalisé un test de 2000 m sur ergomètre d’aviron au début (1er examen) et à la fin de la période de supplémentation (2e examen). Des échantillons de sang ont été prélevés dans la veine antécubitale avant chaque test d’effort, 1 min après la fin du test et après une récupération de 24 h. Sous-populations de lymphocytes T régulateurs (Tregs) (CD4 + / CD25 + / CD127-), de lymphocytes cytotoxiques (CTL) (CD8 + / TCRαβ +), de cellules tueuses naturelles (NK) (CD3- / CD16 + / CD56 +) et TCRδγ-positif (Tδγ) les cellules ont été déterminées par cytométrie en flux. Les niveaux d’interleukine 2 (IL-2), d’interleukine 4 (IL-4), d’interleukine 10 (IL-10), d’interféron gamma (INF-ɤ) et de capacité antioxydante totale (TAC) ont été déterminés avec des kits de diagnostic disponibles dans le commerce.
Résultats : La supplémentation en L-théanine a contribué à une diminution significative de la concentration d’IL-10 après l’exercice, ce qui s’est traduit par des valeurs plus élevées des rapports IL-2 à IL-10 et IFN-γ à IL-10. De plus, une diminution significative après récupération du nombre de CTL, des rapports Treg à NK et Treg à CTL a été observée dans le groupe supplémenté. 
Conclusion : Malgré la diminution du nombre de certaines cellules cytotoxiques (CTL) et une augmentation de la proportion de Treg par rapport aux CTL, la supplémentation en LTE semble exercer un effet bénéfique sur un équilibre Th1 / Th2 perturbé chez les athlètes d’élite, comme le montre la diminution de Concentration d’IL-10.

Le thé vert participe à une bonne hygiène buccale et lutte contre la mauvaise haleine

  • Mars 2009 – Kushiyama et al. Relationship Between Intake of Green Tea and Periodontal Disease. Journal of Periodontology, 2009; 80 (3): 372 DOI: 10.1902/jop.2009.080510

Les chercheurs ont déterminé que l’habitude de boire du thé vert quotidiennement favorise la santé des dents et des gencives
Contexte : Le thé vert est une boisson très populaire, et des études in vitro ont montré que les polyphénols du thé vert inhibent la croissance et l’adhérence cellulaire des pathogènes parodontaux et leur production de facteurs de virulence. « Nous avons étudié la relation épidémiologique entre la consommation de thé vert et la maladie parodontale. » 
Méthodes : « Nous avons analysé 940 hommes japonais âgés de 49 à 59 ans dans le cadre d’un examen de santé complet. La profondeur de sondage (PD), la perte d’attachement clinique (AL) et le saignement au sondage (BOP) ont été utilisés comme paramètres parodontaux. Nous avons examiné la relation entre la consommation de thé vert et les paramètres parodontaux. La consommation de thé vert a été définie comme le nombre de tasses par jour dans un questionnaire auto-administré. » 
Résultats : La consommation de thé vert était inversement corrélée avec la PD moyenne, l’AL clinique moyenne et la BOP. Dans les modèles de régression linéaire multivariée, chaque augmentation d’une tasse / jour de la consommation de thé vert était associée à une diminution de 0,023 mm de la DP moyenne (P <0,05), une diminution de 0,028 mm de la AL clinique moyenne (P <0,05), et une diminution de 0,63% de la balance des paiements (P <0,05), après ajustement pour d’autres variables de confusion. Conclusion : Il y avait une association inverse modeste entre la consommation de thé vert et la maladie parodontale.

  • Novembre 2010 – Xu X, Zhou XD, Wu CD. Tea Catechin EGCg Suppresses the mgl Gene Associated with Halitosis. Journal of Dental Research. 2010;89(11):1304-1308. doi:10.1177/0022034510378682

L’EGCG (gallate d’épigallocatéchine) lutte contre des pathogènes oraux qui sont responsables de la mauvaise haleine selon un article publié dans le Journal of Dental Health. Il a été rapporté que le gallate d’épigallocatéchine (EGCg), la principale catéchine antimicrobienne du thé, inhibe les facteurs de croissance et de virulence des pathogènes oraux in vitro. Bien que le mécanisme ne soit pas clair, le potentiel de l’EGCg dans la réduction de l’halitose causée par les composés soufrés volatils (CSV) a été suggéré. Cette étude a testé l’hypothèse selon laquelle l’EGCg réduit les CSV en supprimant la mgl, le gène codant pour la L-méthionine-α-désamino-γ-mercaptométhane-lyase, responsable de la production de méthylmercaptan (CH3SH) par les anaérobies oraux. Dans cette étude, l’effet de l’EGCg sur la croissance in vitro, la production de CH3SH et l’expression du gène mgl chez P. gingivalis W83 a été étudié. L’EGCg a inhibé la croissance de P. gingivalis W83 (CMI = 97,5 µg / mL) et était bactéricide (MBC = 187,5 µg / mL). À des niveaux inférieurs à la CMI, l’EGCg a inhibé la production de CH3SH et l’expression de l’ARNm et des protéines de mgl (p <0,05). Nous concluons que l’EGCg peut représenter un agent naturel et alternatif aux produits chimiques antimicrobiens actuellement disponibles pour le contrôle de l’halitose.

Le thé vert aide à maintenir un haut niveau de vigilance

  • Juin 1999 – Lekh Raj Juneja, Djong-Chi Chu, Tsutomu Okubo, Yukiko Nagato, Hidehiko Yokogoshi. L-theanine—a unique amino acid of green tea and its relaxation effect in humans. Trends in Food Science & Technology, Volume 10, Issues 6–7, 1999, Pages 199-204, ISSN 0924-2244, https://doi.org/10.1016/S0924-2244(99)00044-8. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924224499000448)

La L-Théanine a un effet relaxant sans causer de somnolence. Depuis l’Antiquité, on dit que boire du thé vert apporte de la détente. La substance responsable de la sensation de relaxation est la théanine. La théanine est un acide aminé unique trouvé presque uniquement dans les théiers et le principal composant responsable du goût exotique du thé « vert ». On a constaté que la L-théanine administrée par voie intrapéritonéale à des rats atteignait le cerveau en 30 minutes sans aucun changement métabolique. La théanine agit également comme un neurotransmetteur dans le cerveau et diminue considérablement la pression artérielle chez les rats hypertendus. En général, les animaux génèrent toujours des impulsions électriques très faibles à la surface du cerveau, appelées ondes cérébrales. Les ondes cérébrales sont classées en quatre types, à savoir les ondes α, β, δ et θ, en fonction des conditions mentales. La génération d’ondes α est considérée comme un indice de relaxation. Chez des volontaires humains, des ondes α ont été générées sur les régions occipitales et pariétales de la surface du cerveau dans les 40 minutes suivant l’administration orale de théanine (50 à 200 mg), signifiant une relaxation sans provoquer de somnolence. « Avec le succès de la production industrielle de L-théanine, nous sommes désormais en mesure de fournir la Suntheanine ™ (nom commercial de la L-théanine) qui offre une formidable opportunité pour concevoir des aliments et des aliments médicaux ciblant la relaxation et la réduction du stress. Taiyo Kagaku Co., Ltd, Japon a remporté en 1998 le « Food Ingredient Research Award » pour le développement de Suntheanine ™ chez Food Ingredients in Europe (Francfort). » Les juges ont estimé qu’il s’agissait « d’une recherche particulièrement bien documentée et fascinante« .

L’importance de la condition de conservation du thé vert matcha

  • Juin 2002 – Haraguchi, Y. (Ito-En Co. Ltd., Sagara, Shizuoka (Japan). Central Research Inst.); Sano, H.; Nakazato, K.; Tomaru, K.; et al. Effects of storage conditions on quality of matcha [powdered tea]  [2002] https://agris.fao.org/agris-search/search.do?recordID=JP2002005748

La meilleure température pour conserver votre matcha se situe entre -70°C et 4°C : en clair, refermez bien la boite et mettez votre matcha au réfrigérateur ou au congélateur pour une conservation optimale pendant une longue durée. La conservation à température ambiante est possible également pour une durée n’excédant pas 6 mois. Les effets des différentes conditions de stockage (température et durée) sur la qualité du matcha ont été étudiés en mesurant les teneurs en chlorophylle et ses dérivés, la vitamine C totale, la valeur de couleur de surface et la quantité d’oxygène dans le sachet de thé. Un test sensoriel a été utilisé en même temps. En conséquence, il a été constaté que la conservation du Matcha à basse température (-70 et 4°C) maintenait sa qualité dans de bonnes conditions pendant 24 semaines. De plus, la conservation à température ambiante (25°C) a maintenu la qualité dans des conditions modérées pendant 24 semaines. Cependant, à la température plus élevée de 37°C, la qualité du Matcha s’est avérée assez mauvaise en 3 ou 4 semaines. La cause des changements de qualité doit être liée à la diminution de la quantité d’oxygène dans le sachet de thé aux températures de stockage plus élevées.

Le thé vert agit contre les dégâts causés par le stress oxydatif

  • Septembre 2003 – David J. Weiss, Christopher R. Anderton. Determination of catechins in matcha green tea by micellar electrokinetic chromatography. Journal of Chromatography A, Volume 1011, Issues 1–2, 2003, Pages 173-180, ISSN 0021-9673, https://doi.org/10.1016/S0021-9673(03)01133-6. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0021967303011336)

Le thé matcha contient 137x plus de EGCG (Epigallocatechin gallate) qu’un thé vert normal. L’EGCG est l’antioxydant principal contenu dans le thé matcha. Les catéchines du thé vert sont connues pour avoir de nombreuses propriétés bénéfiques pour la santé. Récemment, il a été suggéré que le matcha a de plus grands avantages potentiels pour la santé que les autres thés verts. Le matcha est un thé vert en poudre spécial utilisé dans la cérémonie du thé japonaise. Cependant, aucune enquête n’a été menée pour quantifier l’apport en catéchine du matcha par rapport aux thés verts communs. « Nous avons développé une méthode rapide d’analyse de cinq catéchines et de la caféine dans le matcha en utilisant la chromatographie électrocinétique micellaire ». Les résultats sont présentés pour les extractions à l’eau et au méthanol du matcha par rapport à l’extraction à l’eau d’un thé vert populaire. En utilisant une comparaison de mg de catéchine/g de feuilles sèches, les résultats indiquent que la concentration de gallate d’épigallocatéchine (EGCG) disponible en buvant du matcha est 137 fois supérieure à la quantité d’EGCG disponible dans le thé vert de China Green Tips, et au moins trois fois plus élevée que la plus grande valeur de la littérature pour les autres thés verts. 

  • Janvier 2007 – Kenta Kimura, Makoto Ozeki, Lekh Raj Juneja, Hideki Ohira. l-Theanine reduces psychological and physiological stress responses. Biological Psychology, Volume 74, Issue 1, 2007, Pages 39-45, ISSN 0301-0511, https://doi.org/10.1016/j.biopsycho.2006.06.006. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301051106001451)

La L-Théanine a des effets anti-stress prouvés. La l-théanine est un acide aminé contenu dans les feuilles de thé vert qui est connu pour bloquer la liaison de l’acide l-glutamique aux récepteurs du glutamate dans le cerveau. Étant donné que les caractéristiques de la l-théanine suggèrent qu’elle peut influencer les états psychologiques et physiologiques sous stress, la présente étude a examiné ces effets possibles en laboratoire en utilisant une tâche de calcul mental comme facteur de stress aigu. Douze participants ont subi quatre essais distincts: un dans lequel ils ont pris de la l-théanine au début d’une procédure expérimentale, un dans lequel ils ont pris de la l-théanine à mi-chemin, et deux essais de contrôle dans lesquels ils ont pris un placebo ou rien. Les séances expérimentales ont été réalisées en double aveugle, et leur ordre a été contrebalancé. Les résultats ont montré que l’apport de l-théanine entraînait une réduction de la fréquence cardiaque (FC) et des réponses d’immunoglobuline A salivaire (s-IgA) à une tâche de stress aigu par rapport à la condition de contrôle placebo. De plus, les analyses de la variabilité de la fréquence cardiaque ont indiqué que les réductions de la FC et de la s-IgA étaient probablement attribuables à une atténuation de l’activation nerveuse sympathique. Ainsi, il a été suggéré que la prise orale de l-théanine pourrait provoquer des effets anti-stress via l’inhibition de l’excitation des neurones corticaux.

Le thé vert aide à réduire l’inflammation causée par les UV

  • Septembre 2013 – Rhodes LE, Darby G, Massey KA, Clarke KA, Dew TP, Farrar MD, Bennett S, Watson RE, Williamson G, Nicolaou A. Oral green tea catechin metabolites are incorporated into human skin and protect against UV radiation-induced cutaneous inflammation in association with reduced production of pro-inflammatory eicosanoid 12-hydroxyeicosatetraenoic acid. Br J Nutr. 2013 Sep 14;110(5):891-900. doi: 10.1017/S0007114512006071. Epub 2013 Jan 28. PMID: 23351338.

Le thé matcha permet de réduire l’inflammation et aide à réparer la peau abîmée par les UV. Les catéchines du thé vert (GTC) réduisent l’inflammation induite par les rayons UV (UVR) dans les modèles expérimentaux, mais les études sur l’homme sont rares et leur biodisponibilité cutanée et le mécanisme de photoprotection sont inconnus. Nous visions à examiner l’absorption cutanée orale de GTC, la capacité à protéger la peau humaine contre l’érythème induit par une gamme de doses UVR et l’impact sur les puissants médiateurs de l’inflammation UVR produits par cyclo-oxygénase et lipoxygénase, PGE2 et acide 12-hydroxyeicosatétraénoïque (12-HETE) , respectivement. Dans une étude d’intervention orale ouverte, seize sujets humains en bonne santé (phototype I / II) ont reçu du GTC à faible dose (540 mg) avec de la vitamine C (50 mg) par jour pendant 12 semaines. Avant et après la supplémentation, la peau de la fesse a été exposée aux rayons UV et l’érythème qui en a résulté a été quantifié. Le liquide de la vésicule cutanée et les biopsies ont été prélevés sur la peau non exposée et exposée aux rayons UV 24 h après une provocation aux rayons ultraviolets pro-inflammatoires (trois doses minimales d’érythème). L’urine, les tissus cutanés et les fluides ont été analysés pour la teneur en catéchine et le fluide cutané pour PGE2 et 12-HETE par chromatographie liquide couplée à la MS en tandem. Un total de quatorze sujets ayant terminé étaient conformes au supplément (douze femmes, médiane 42,5 ans, intervalle de 29 à 59 ans). Les niveaux d’acide benzoïque ont augmenté dans le liquide cutané après la supplémentation (P = 0,03), et l’acide gallique méthylé et plusieurs catéchines et hydroxyphényl-valérolactones intactes ont été détectés dans les tissus et les liquides cutanés. L’analyse de l’ASC pour l’érythème UVR a révélé une réponse réduite post-GTC (P = 0,037). La pré-supplémentation, PGE2 et 12-HETE étaient induites par les UVR (P = 0,003, 0,0001). Après GTC, le 12-HETE induit par UVR est passé de la moyenne de 64 (sd 42) à 41 (sd 32) pg / μl (P = 0,01), tandis que la PGE2 était inchangée. Ainsi, la prise de GTC conduit à l’incorporation de métabolites de la catéchine dans la peau humaine associés au 12-HETE induit par UVR abrogé; cela peut contribuer à la protection contre l’inflammation causée par les coups de soleil et les dommages potentiellement induits par les rayons UV à plus long terme.

Matcha et recherche médicale

Le thé vert aide à lutter contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, …) et à améliorer la santé mentale

  • Juin 2011 – Dragicevic N, Smith A, Lin X, Yuan F, Copes N, Delic V, Tan J, Cao C, Shytle RD, Bradshaw PC. Green tea epigallocatechin-3-gallate (EGCG) and other flavonoids reduce Alzheimer’s amyloid-induced mitochondrial dysfunction. J Alzheimers Dis. 2011;26(3):507-21. doi: 10.3233/JAD-2011-101629. PMID: 21694462.

Les résultats d’une étude révèlent que le thé vert réduit l’impact de ces substances sur les cellules du système nerveux. Le dysfonctionnement mitochondrial induit par l’amyloïde β (Aβ) peut jouer un rôle dans l’apparition et la progression de la maladie d’Alzheimer (MA). Par conséquent, des thérapies ciblées pour améliorer la fonction mitochondriale pourraient être bénéfiques. Les flavonoïdes d’origine végétale se sont révélés prometteurs pour améliorer certains phénotypes de la MA, mais le mécanisme global d’action (s) par lequel les flavonoïdes protègent de la MA est encore inconnu. Pour identifier les flavonoïdes et autres produits naturels susceptibles de corriger le dysfonctionnement mitochondrial induit par l’amyloïde, 25 produits naturels ont été sélectionnés pour leur capacité à restaurer le potentiel de membrane mitochondriale (MMP) modifié, la production d’espèces réactives de l’oxygène (ROS) ou les niveaux d’ATP dans les cellules de neuroblastome exprimant un mutant. précurseur de la protéine amyloïde-β (AβPP). L’épigallocatéchine-3-gallate (EGCG) et la lutéoline ont été identifiées comme les deux principaux composés de restauration mitochondriale à partir du dépistage in vitro. EGCG a en outre été testé in vivo pour déterminer ses effets sur la fonction mitochondriale cérébrale dans un modèle de souris transgénique mutant double AβPP / PS-1 (préséniline 1) de la MA. Le traitement EGCG a restauré les taux respiratoires mitochondriaux, la MMP, la production de ROS et les niveaux d’ATP de 50 à 85% dans les mitochondries isolées de l’hippocampe, du cortex et du striatum. Les résultats de cette étude confirment davantage la notion selon laquelle l’EGCG et d’autres flavonoïdes, tels que la lutéoline, sont des « agents thérapeutiques multipotents » qui non seulement réduisent les niveaux toxiques de cerveau Aβ, mais détiennent également le potentiel de protéger la fonction mitochondriale neuronale dans la MA.

Le thé vert participe à la prévention de certaines pathologies et affections de longue durée (cancer,…)

  • Mai 2001 – Veronica Wendy Setiawan, Zuo‐Feng Zhang, Guo‐Pei Yu, Qing‐Yi Lu, Yong‐Liang Li, Ming‐Lan Lu, Ming‐Rong Wang, Chun Hua Guo, Shun‐Zhang Yu, Robert C. Kurtz, Chung‐Cheng Hsieh. Protective effect of green tea on the risks of chronic gastritis and stomach cancer. First published: 09 April 2001. https://doi.org/10.1002/ijc.1231 (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/ijc.1231)

Un communiqué de presse sur une étude de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA, University of California, Los Angeles) a montré que le thé vert est efficace pour prévenir les gastrites chroniques. Les buveurs de thé vert souffrent de gastrite chronique deux fois moins souvent que les non-buveurs, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la UCLA School of Public Health et du Jonsson Comprehensive Cancer Center de l’UCLA. Les résultats sont les premiers à lier le thé vert à des taux plus faibles de gastrite chronique. « Malgré la tendance à la baisse, le cancer de l’estomac reste le deuxième cancer le plus répandu dans le monde. Nous avons examiné le rôle de la consommation de thé vert sur les risques de gastrite chronique et de cancer de l’estomac. Une étude cas-témoins basée sur la population a été menée à Yangzhong, en Chine, avec 133 cas de cancer de l’estomac, 166 cas de gastrite chronique et 433 témoins sains. Les données épidémiologiques ont été collectées par questionnaire standard et les odds ratios (OR) et les intervalles de confiance à 95% (IC) ont été estimés à l’aide de modèles de régression logistique dans SAS. Une association inverse a été observée entre la consommation de thé vert et les risques de gastrite chronique et de cancer de l’estomac. Après ajustement en fonction de l’âge, du sexe, du niveau de scolarité, de l’indice de masse corporelle, du pack-années de tabagisme et de consommation d’alcool, les OR de la consommation de thé vert étaient de 0,52 (IC à 95%: 0,29-0,94) et de 0,49 (IC à 95%: 0,31-0,77) pour cancer de l’estomac et gastrite chronique, respectivement. De plus, des relations dose-réponse ont été observées avec des années de consommation de thé vert dans les deux maladies. Les résultats confirment davantage l’effet protecteur du thé vert contre le cancer de l’estomac. C’est la première fois que la consommation de thé vert s’avère protectrice contre la gastrite chronique, ce qui peut être important lors de la conception de stratégies d’intervention pour le cancer de l’estomac et ses lésions pré-malignes dans la population à haut risque.« 

  • Mars 2007 – Guo Y, Zhi F, Chen P, et al. Green tea and the risk of prostate cancer: A systematic review and meta-analysis. Medicine (Baltimore). 2017;96(13):e6426. doi:10.1097/MD.0000000000006426

La catéchine contenue dans le matcha pourrait aider à lutter contre le cancer de la prostate. « Le cancer de la prostate (PCa) reste désormais le deuxième cancer le plus fréquemment diagnostiqué. Ces dernières années, la chimioprévention de la PCa est devenue un concept possible. Surtout, de nombreux aliments riches en phytochimiques sont suggérés pour réduire le risque de cancer. Parmi ces aliments, le thé vert est considéré comme une prévention efficace de divers cancers. Cependant, les essais cliniques et les méta-analyses précédentes sur la relation entre la consommation de thé vert et le risque de PCa ont produit des résultats incohérents. Cette étude vise à déterminer l’association dose-réponse de la consommation de thé vert avec le risque de PCa et l’effet préventif des catéchines du thé vert sur le risque de PCa. Sept études observationnelles et 3 essais contrôlés randomisés ont été extraits de Cochrane Library, PubMed, Scienceirect Online et la recherche manuelle. Le STATA (version 12.0) a été appliqué pour analyser les données. Les risques relatifs (RR) et les intervalles de confiance à 95% ont été regroupés par modélisation à effets fixes ou aléatoires. Les relations dose-réponse ont été évaluées avec des catégories de consommation de thé vert. Bien qu’il n’y ait pas de signification statistique dans la comparaison de la catégorie la plus élevée par rapport à la catégorie la plus basse, il y avait une tendance à une incidence réduite de PCa avec chaque augmentation d’une tasse / jour de thé vert (P = 0,08). Notre méta-analyse dose-réponse a en outre démontré qu’une consommation plus élevée de thé vert était associée linéairement à un risque réduit de PCa avec plus de 7 tasses / jour. De plus, les catéchines du thé vert étaient efficaces pour prévenir le PCa avec un RR de 0,38 (P = 0,02). En conclusion, notre méta-analyse dose-réponse a évalué l’association de la consommation de thé vert avec le risque de PCa de manière systématique et quantitative. Et c’est la première méta-analyse de la consommation de catéchines du thé vert et de l’incidence du PCa. Nos nouvelles données ont démontré qu’une consommation plus élevée de thé vert réduisait de manière linéaire le risque de PCa avec plus de 7 tasses/jour et que les catéchines du thé vert étaient efficaces pour prévenir le PCa. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour étayer ces conclusions. »

  • Avril 2009 – Noriko Yamabe, Ki Sung Kang, Jong Moon Hur, and Takako Yokozawa. Type 2 Diabetic OLETF Rats. Journal of Medicinal Food.Aug 2009.714-721. Published in Volume: 12 Issue 4: September 7, 2009. http://doi.org/10.1089/jmf.2008.1282 

Une étude parue dans le Journal of Medicinal Food a montré que le matcha protège contre les dommages hépatiques et rénaux grâce à ses effets de réduction du glucose hépatique, des triglycérides, et des niveaux totaux de cholestérol, et également grâce à ses propriétés antioxydantes. « Le matcha, un thé vert en poudre produit par broyage avec un moulin en pierre, a été populairement utilisé dans la cérémonie traditionnelle du thé et les aliments au Japon. Le matcha est bien connu pour être plus riche en certains éléments nutritionnels et en épigallocatéchine 3-O-gallate que d’autres thés verts. Dans notre étude précédente, l’épigallocatéchine 3-O-gallate a montré des effets protecteurs contre les lésions rénales dans un modèle de rat de néphropathie diabétique. Dans la présente étude, nous avons étudié les effets préventifs du Matcha (50, 100 ou 200 mg / kg / jour) sur la progression des lésions hépatiques et rénales chez des rats diabétiques de type 2 Otsuka Long-Evans Tokushima Fatty (OLETF). Des rats OLETF ont reçu du Matcha par voie orale pendant 16 semaines, et nous avons évalué les paramètres biochimiques dans le sérum, le foie et les reins et les niveaux d’expression des principaux produits des produits finaux de glycation avancée (AGE), de la Nɛ- (carboxylméthyl) lysine (CML) et du Nɛ (carboxyléthyl) lysine (CEL), récepteur de l’AGE (RAGE) et protéines de liaison aux éléments régulateurs des stérols (SREBP) -1 et -2. Les taux sériques de protéines totales étaient significativement augmentés par l’administration de Matcha, tandis que les taux d’albumine sérique et de protéines glycosylées ainsi que les taux rénaux de glucose et de triglycérides n’étaient que légèrement ou pas du tout affectés. Cependant, le traitement au Matcha a considérablement abaissé les taux de glucose, de triglycérides et de cholestérol total dans le sérum et le foie, les taux rénaux d’AGE et les taux sériques de substances réactives à l’acide thiobarbiturique. De plus, la supplémentation en Matcha a entraîné une diminution des expressions rénales de la LMC, de la CEL et de la RAGE ainsi qu’une augmentation de l’expression hépatique de SREBP-2, mais pas celle de SREBP-1. Ces résultats suggèrent que le Matcha protège contre les dommages hépatiques et rénaux par la suppression de l’accumulation rénale d’AGE, par des diminutions des taux hépatiques de glucose, de triglycérides et de cholestérol total, et par ses activités antioxydantes.« 

  • Mai 2009 – Green Tea Extract Shows Promise In Leukemia Trials. Mayo Clinic. May 27, 2009. https://newsnetwork.mayoclinic.org/discussion/green-tea-extract-appears-to-keep-cancer-in-check-in-majority-of-cll-patients/

Un extrait de thé vert semble avoir une activité clinique avec une faible toxicité chez les patients atteints de leucémie lymphoïde chronique (LLC) qui l’ont utilisé dans un essai clinique de phase II, selon des chercheurs de la Mayo Clinic. « Les résultats, qui seront présentés le lundi 7 juin, lors de la réunion annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), sont les dernières d’une série d’études Mayo à montrer des promesses pour l’utilisation du gallate d’épigallocatéchine chimique (EGCG) – le composant majeur du thé vert – dans la réduction du nombre de cellules leucémiques chez les patients atteints de LLC. Mayo a testé l’EGCG pour la première fois dans divers tests de laboratoire il y a environ huit ans, et il a été constaté qu’il réduisait la survie des cellules leucémiques de LLC. Cette découverte de laboratoire a été suivie d’un essai clinique de phase I réussi – la première fois que l’extrait de thé vert a été étudié chez des patients atteints de LLC« .

Le thé vert matcha aide à prévenir le diabète de type 2 et à améliorer le traitement du diabète

  • Février 2012 – Ortsäter, H., Grankvist, N., Wolfram, S. et al. Diet supplementation with green tea extract epigallocatechin gallate prevents progression to glucose intolerance in db/db mice. Nutr Metab (Lond) 9, 11 (2012). https://doi.org/10.1186/1743-7075-9-11

Les EGCG (Epigallocatechin gallate) contenues dans le thé vert et concentrées dans le matcha améliore la tolérance au glucose chez les souris diabétiques. Les chercheurs ont conclus qu’un mode de nutrition comprenant une supplémentation en EGCG serait efficace pour la prévention et le traitement du diabète de type 2
Contexte : Le thé vert a été suggéré comme agent thérapeutique pour le traitement du diabète il y a plus de 70 ans, mais les mécanismes derrière son effet antidiabétique restent insaisissables. Dans ce travail, nous abordons ce problème en nourrissant un extrait de thé vert (TEAVIGO ™) avec une teneur élevée en gallate d’épigallocatéchine (EGCG) ou la rosiglitazone agoniste de la thiazolidinedione PPAR-γ, comme contrôle positif, à des souris db / db, un modèle animal pour le diabète. 
Méthodes : Des souris db / db jeunes (âgées de 7 semaines) ont été randomisées et assignées pour recevoir des régimes complétés avec ou sans EGCG ou rosiglitazone pendant 10 semaines. La glycémie à jeun, le poids corporel et l’apport alimentaire ont été mesurés tout au long du traitement. Les taux de glucose et d’insuline ont été déterminés au cours d’un test oral de tolérance au glucose après 10 semaines de traitement. Les pancréas ont été prélevés à la fin de l’étude pour une analyse histomorphométrique en aveugle. Les îlots ont été isolés et leur expression d’ARNm analysée par RT-PCR quantitative. 
Résultats : Les résultats montrent que, chez les souris db/db, l’EGCG améliore la tolérance au glucose et augmente la sécrétion d’insuline stimulée par le glucose. La supplémentation en EGCG réduit le nombre d’îlots de Langerhans modifiés pathologiquement, augmente le nombre et la taille des îlots et augmente la zone endocrinienne pancréatique. Ces effets se sont produits en parallèle avec une réduction des marqueurs de stress du réticulum endoplasmique des îlots, probablement liée à la capacité antioxydante de l’EGCG. 
Conclusions : Cette étude montre que l’extrait de thé vert EGCG préserve nettement la structure des îlots et améliore la tolérance au glucose chez les souris génétiquement diabétiques. La supplémentation alimentaire en EGCG pourrait potentiellement contribuer à des stratégies nutritionnelles pour la prévention et le traitement du diabète de type 2.

La poudre de thé vert matcha affecte l’oxydation du substrat lors d’un exercice d’intensité modérée chez les femmes

  • Septembre 2020 – Mark E. T. Willems, Hillary L. Fry, Majeedah A. Belding & Mojtaba Kaviani (2020) Three Weeks Daily Intake of Matcha Green Tea Powder Affects Substrate Oxidation during Moderate-Intensity Exercise in Females, Journal of Dietary Supplements, DOI: 10.1080/19390211.2020.1811443 

« Les extraits de thé vert artificiel peuvent améliorer l’oxydation des graisses induite par l’exercice. La consommation de thé vert Matcha naturel implique l’ingestion de feuilles de thé vert en poudre. Nous avons examiné les effets de trois semaines de consommation quotidienne de poudre de thé vert Matcha sur l’oxydation du substrat lors d’un exercice d’intensité modérée chez les femmes. Les femmes ayant un cycle menstruel régulier (n = 12, âge: 28 ± 10 ans, masse corporelle: 69 ± 17 kg, taille: 163 ± 6 cm) se sont portées volontaires pour effectuer un test de marche progressif afin de déterminer l’intensité d’exercice modérée individuelle (quatre équivalent) pour la marche suivante de 30 minutes sur le tapis roulant. L’étude avait une conception croisée randomisée contrôlée par placebo avec des participants testés entre les jours 9 et 11 du cycle menstruel (phase folliculaire). Les participants ont consommé des capsules de 3 x 1 gramme de Matcha de qualité supérieure (OMGTea Ltd, UK) par jour pendant trois semaines, avec la dose finale (1 gramme) deux heures avant la marche de 30 minutes (vitesse de marche: 5,8 ± 0,4 km · h − 1 ). Le matcha n’a eu aucun effet sur les réponses physiologiques (par exemple, fréquence cardiaque, placebo: 127 ± 14; Matcha: 124 ± 14 battements · min − 1, p = 0,154), mais a entraîné une diminution du taux d’échange respiratoire (placebo: 0,872 ± 0,040; Matcha: 0,839 ± 0,035) (p = 0,033), oxydation des graisses plus élevée de 35 ± 47% (placebo: 0,21 ± 0,08; Matcha: 0,26 ± 0,06 g · min − 1) (p = 0,034) et oxydation des glucides plus faible (placebo: 0,75 ± 0,21; Matcha: 0,60 ± 0,18 g · min − 1) (p = 0,048) pendant la marche d’intensité modérée de 30 min. La dépense énergétique était similaire pour les deux conditions. Il n’y avait pas de corrélation significative entre le pourcentage de graisse corporelle et le changement absolu ou relatif de l’oxydation des graisses induite par le Matcha pendant l’exercice. La consommation continue de thé vert Matcha affecte les réponses métaboliques induites par l’exercice en augmentant l’oxydation des graisses lors d’un exercice d’intensité modérée chez les femmes adultes, apparemment indépendant de la composition corporelle. »

  • Juin 2019 – Keiko Wada, Shino Oba, Michiko Tsuji, Yuko Goto, Fumi Mizuta, Sachi Koda, Takahiro Uji, Akihiro Hori, Shinobu Tanabashi, Shogen Matsushita, Naoki Tokimitsu, Chisato Nagata, Green tea intake and colorectal cancer risk in Japan: the Takayama study, Japanese Journal of Clinical Oncology, Volume 49, Issue 6, June 2019, Pages 515–520, https://doi.org/10.1093/jjco/hyz030

Consommation de thé vert et risque de cancer colorectal au Japon: l’étude Takayama. 
Contexte : Le thé vert aurait un effet préventif contre le cancer colorectal chez les modèles animaux. Néanmoins, les résultats des études épidémiologiques sur l’association entre la consommation de thé vert et le cancer colorectal ont été incohérents. Nous visions à évaluer le risque de cancer colorectal par rapport à la consommation de thé vert dans une étude de cohorte prospective basée sur la population. 
Méthodes : Les sujets étaient 13 957 hommes et 16 374 femmes âgés de 35 ans ou plus en septembre 1992. La consommation de thé vert des participants a été obtenue par l’administration d’un questionnaire sur la fréquence des aliments. L’incidence du cancer colorectal a été confirmée par des registres régionaux du cancer basés sur la population et par l’identification histologique par coloscopie dans deux hôpitaux principaux de la zone d’étude. Le cancer colorectal a été défini comme la somme du code C18 (cancer du côlon) et des codes C19 et C20 (cancer rectal) selon la CIM-10. 
Résultats : Jusqu’en mars 2008, 429 hommes et 343 femmes ont reçu un diagnostic de cancer colorectal. Aucune association significative n’a été trouvée entre la consommation de thé vert et le cancer colorectal chez les hommes et les femmes, respectivement. Cependant, pour les hommes, par rapport au groupe de consommation de thé vert « pas ou moins d’une fois par jour », les risques relatifs ajustés en plusieurs fois (IC à 95%) pour le cancer du côlon étaient de 1,32 (0,90, 1,94), 0,76 1,02) et 0,78 (0,49, 1,22), respectivement, dans le groupe «une fois par jour», «2 à 3 fois par jour» et «quatre fois par jour ou plus» (tendance P = 0,045). 
Conclusions : Cette étude n’a observé aucune association significative globale entre la consommation de thé vert et le risque de cancer colorectal, sauf qu’il y avait une faible tendance à une plus grande consommation de thé vert avec une diminution du risque de cancer du côlon chez l’homme.

La consommation de thé vert peut réduire le risque de crises cardiaques

  • Avril 2013 – Tian C, Huang Q, Yang L, et al. Green tea consumption is associated with reduced incident CHD and improved CHD-related biomarkers in the Dongfeng-Tongji cohort [published correction appears in Sci Rep. 2017 May 31;7:45949]. Sci Rep. 2016;6:24353. Published 2016 Apr 13. doi:10.1038/srep24353

Des chercheurs chinois montrent que la consommation de thé vert peut réduire le risque de crises cardiaques. Les études prospectives sur l’association du thé vert avec le risque d’incidence des maladies coronariennes (CHD) étaient rares. Cette étude a examiné si le thé vert peut réduire l’incidence de la maladie coronarienne et avoir un effet bénéfique sur les marqueurs de risque liés à la maladie coronarienne chez la population chinoise d’âge moyen et plus âgée. Nous avons inclus 19471 participants qui n’étaient pas atteints de coronaropathie, d’accident vasculaire cérébral ou de cancer au départ de septembre 2008 à juin 2010, et avons été suivis jusqu’en octobre 2013. Les modèles de risque proportionnel de Cox ont été utilisés pour examiner les rapports de risque (HR) de l’incidence des maladies coronariennes par rapport à consommation de thé vert. Des modèles de régression linéaire ont été utilisés pour évaluer l’effet du thé vert sur les changements sur 5 ans des biomarqueurs liés à la maladie coronarienne. Comparé aux consommateurs de thé non vert, le HR ajusté multivarié pour la maladie coronarienne était de 0,89 (IC à 95%, 0,81-0,98) chez les consommateurs de thé vert. En particulier, la réduction du risque d’incidence des maladies coronariennes avec la consommation de thé vert était plus évidente chez les participants de sexe masculin, âgés de plus de 60 ans, en surpoids ou atteints de diabète sucré. En outre, la consommation de thé vert a amélioré plusieurs marqueurs de risque liés à la maladie coronarienne, notamment le cholestérol total, le cholestérol HDL, les triglycérides, le volume plaquettaire moyen et l’acide urique. En conclusion, la consommation de thé vert était associée à un risque réduit d’incidence de la maladie coronarienne chez les populations chinoises d’âge moyen et plus âgées, et l’association pourrait être en partie due à une modification des biomarqueurs liés à la maladie coronarienne.

  • Novembre 2013 – Lenore Arab, Weiqing Liu, and David Elashoff. Green and Black Tea Consumption and Risk of Stroke. Originally published19 Feb 2009https://doi.org/10.1161/STROKEAHA.108.538470Stroke. 2009;40:1786–1792, https://www.ahajournals.org/doi/full/10.1161/strokeaha.108.538470

Une étude publiée par le AHA Journal a conclu que le thé vert a une influence significative sur la réduction des facteurs de risque cardiovasculaires tels que la résistance à l’insuline, la pression sanguine et l’inflammation. 
Contexte et objectif : Les modèles expérimentaux d’AVC fournissent des preuves cohérentes de plus petits volumes d’AVC chez les animaux ingérant des composants de thé ou des extraits de thé. Pour évaluer si une association similaire de consommation de thé noir ou vert avec un risque réduit est évidente dans les populations humaines, nous avons cherché à identifier et à résumer toutes les données cliniques et observationnelles humaines sur le thé et les accidents vasculaires cérébraux. 
Méthodes : Nous avons effectué des recherches dans PubMed et Web of Science pour toutes les études sur les accidents vasculaires cérébraux et la consommation de thé chez les humains avec des données originales, y compris l’estimation ou la mesure de la consommation de thé et les résultats d’un AVC mortel ou non mortel. Les données de 9 études portant sur 4378 accidents vasculaires cérébraux parmi 194 965 individus ont été regroupées. Le principal résultat était la survenue d’un accident vasculaire cérébral mortel ou non. Nous avons testé l’hétérogénéité et calculé l’estimation de l’effet récapitulatif associé à la consommation de ≥ 3 tasses de thé (vert ou noir) par jour en utilisant des modèles à effets aléatoires et à effets fixes pour les études homogènes. Le biais de publication a également été évalué. 
Résultats : Quel que soit leur pays d’origine, les personnes consommant ≥3 tasses de thé par jour avaient un risque d’accident vasculaire cérébral 21% plus faible que celles consommant <1 tasse par jour (réduction du risque absolu, 0,79; IC, 0,73 à 0,85). La proportion d’hétérogénéité non expliquée par le hasard seul était de 23,8%. 
Conclusions : Bien qu’un essai clinique randomisé soit nécessaire pour confirmer l’effet, cette méta-analyse suggère que la consommation quotidienne de thé vert ou noir équivalant à 3 tasses par jour pourrait prévenir l’apparition d’un accident vasculaire cérébral ischémique.

Le thé vert aide à prévenir le glaucome et la santé oculaire

  • Janvier 2010 – Kai On Chu, Kwok Ping Chan, Chi Chiu Wang‡, Ching Yan Chu‡, Wai Ying Li†, Kwong Wai Choy, Michael Scott Rogers, and Chi Pui Pang. Green Tea Catechins and Their Oxidative Protection in the Rat Eye. J. Agric. Food Chem. 2010, 58, 3, 1523–1534. https://pubs.acs.org/doi/full/10.1021/jf9032602

Selon une étude publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, les catéchines (EGCG) peuvent pénétrer le tissu des yeux et les protègent contre le glaucome et d’autres pathologies des yeux. Les catéchines, constituants actifs du thé vert, sont des produits naturels antioxydants bien connus. Il a été proposé que la consommation d’extrait de thé vert (GTE, green tea extract) pourrait être bénéfique pour l’œil, et la pharmacocinétique des catéchines et le statut d’oxydation dans l’œil de rat ont été étudiés après administration orale. Des rats Sprague-Dawley (variété de rat de laboratoire) ont été nourris avec du GTE et sacrifiés à différents intervalles de temps. Leurs yeux ont été disséqués en cornée, cristallin, rétine, choroïde-sclérotique, humeur vitréenne et humeur aqueuse pour l’analyse des catéchines et du 8-épi-isoprostane par HPLC-ECD et GC-NCI-MS, respectivement. Les catéchines étaient distribuées de manière différentielle dans les tissus oculaires. La gallocatéchine était présente à la concentration la plus élevée dans la rétine, 22729,4 ± 4229,4 pmol/g, et l’épigallocatéchine dans l’humeur aqueuse à 602,9 ± 116,7 nM. L’aire sous-courbe correspondante était de 207 000 pmol × h/g et 2035,0 ± 531,7 nM × h, respectivement. Le temps de concentration maximale des catéchines variait de 0,5 à 12,2 h. Des réductions significatives des taux de 8-épi-isoprostane ont été observées dans les compartiments à l’exception de la choroïde-sclérotique ou du plasma, indiquant des activités antioxydantes des catéchines dans ces tissus. 

Le gallate d’épigallocatéchine (EGCG) contenu dans le thé vert peut être utilisé comme traitement d’appoint dans l’infection par le VIH-1

  • Décembre 2006 – Mike P. Williamson, Theron G. McCormick, Christina L. Nance, William T. Shearer. Epigallocatechin gallate, the main polyphenol in green tea, binds to the T-cell receptor, CD4: Potential for HIV-1 therapy. Journal of Allergy and Clinical Immunology, Volume 118, Issue 6, 2006, Pages 1369-1374, ISSN 0091-6749, https://doi.org/10.1016/j.jaci.2006.08.016. (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091674906017635).

Cette étude a montré que les EGCG (Epigallocatechin gallate) ont un effet anti HIV-1 car ils empêchent la liaison des cellules de glycoprotéines du virus HIV-1 aux cellules T. Cet effet des EGCG est prometteur pour faire partie de futurs traitements. 
Contexte : Il a été proposé que le flavonoïde du thé vert, le gallate d’épigallocatéchine (EGCG), ait un effet anti-VIH-1 en empêchant la liaison de la glycoprotéine du VIH-1 (gp) 120 à la molécule CD4 sur les cellules T. 
Objectif : Démontrer que l’EGCG se lie à la molécule CD4 au site de fixation de la gp120 et inhibe la liaison de la gp120 à des niveaux physiologiquement pertinents, établissant ainsi l’EGCG comme traitement thérapeutique potentiel de l’infection par le VIH-1. 
Méthodes : La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire a été utilisée pour examiner la liaison de l’EGCG et du contrôle, (-) – catéchine, à CD4-IgG2 (PRO 542®). La liaison de Gp120 aux cellules T CD4 + humaines a été analysée par cytométrie en flux. 
Résultats : L’ajout de CD4 à l’EGCG a produit une diminution linéaire de l’intensité du signal de résonance magnétique nucléaire de l’EGCG mais pas du témoin, (-) – catéchine. Dans les expériences de différence de transfert de saturation, l’ajout de 5,8 μmol / L CD4 à 310 μmol / L EGCG a produit une forte saturation au niveau des cycles aromatiques de l’EGCG, mais des concentrations identiques de (-) – catéchine ont produit des effets beaucoup plus faibles, impliquant une liaison EGCG / CD4 suffisamment forte pour réduire sensiblement la liaison gp120 / CD4. Des études de modélisation moléculaire ont suggéré un site de liaison pour l’EGCG dans le domaine D1 de CD4, la poche qui lie gp120. Des concentrations physiologiquement significatives d’EGCG (0,2 μmol / L) ont inhibé la liaison de la gp120 aux lymphocytes T CD4 + humains isolés.
Conclusion : « Nous avons démontré des preuves claires de la liaison de haute affinité de l’EGCG à la molécule CD4 avec un Kd d’environ 10 nmol / L et de l’inhibition de la liaison de la gp120 aux cellules T CD4 + humaines. » Implications cliniques : Le gallate d’épigallocatéchine peut être utilisé comme traitement d’appoint dans l’infection par le VIH-1.


Extrait de thé vert ou matcha ? Mon avis personnel d’initié et amoureux du matcha.

Par Valentin de Kumiko Matcha

Beaucoup d’études ont cherché à analyser le thé vert de manière générale en utilisant de l’extrait de thé vert (« Green Tea Extract« ), et non de simples infusions de thé vert en sachet. C’est un concentré de thé vert obtenu par un procédé chimique qui implique d’infuser les feuilles de thé dans une solution d’alcool puis de réduire cette solution à une poudre solide. Le thé matcha est proche de l’extrait de thé vert sur plusieurs points, dans le sens où il est un concentré de thé vert. Cependant, la différence est qu’il provient des feuilles de thé qui ont été traitées et broyées naturellement selon un procédé traditionnel. De la sorte, il peut sembler logique de penser que les résultats des études qui ont utilisé de l’extrait de thé vert sont encore plus pertinentes et correctes pour le matcha que pour un simple thé vert en sachet. En plus, chez Kumiko Matcha notre notre thé matcha est de qualité premium et certifié « agriculture biologique ». Néanmoins, n’étant pas moi-même un scientifique, il me paraît indispensable et judicieux de vérifier l’exactitude des propos et des allégations santé des différentes études (qui peuvent parfois se contredire au fur et à mesure des avancées de la recherche). Pour l’heure, il semble que le matcha soit reconnu pour ses vertus par de nombreux résultats de recherche, et confirme la capacité de cette poudre de thé vert à être un allié pour le bien-être, en plus d’être délicieux !

© Kumiko Matcha – 2016-2021 – mise à jour : 31 mars 2021.

Comité de rédaction : Valentin Van Nhut, Jimmy Braun.